La municipalité sortante se prévaut d’un bilan positif en matière de sécurité. Depuis 2020, la politique menée par la mairie a principalement consisté à remplacer l’humain — le policier municipal — par la machine — la vidéosurveillance.
Mais cette stratégie a-t-elle réellement permis de faire baisser les incivilités à Val d’Anast ? Pour nous faire une idée, nous avons consulté les données du ministère de l’Intérieur.

Les dégradations et destructions volontaires semblent avoir diminué… mais tout est relatif. Elles ont en réalité augmenté entre 2022 et 2023, soit après l’installation des caméras en 2022. La baisse observée en 2024 est réelle, mais le recul statistique reste faible : il faudra voir si cette tendance se confirme dans les années à venir.
Par ailleurs, les caméras de vidéosurveillance communales ne règlent pas tous les problèmes, et surtout pas partout. La plupart des habitants des villages et de Campel bénéficiaient auparavant de la présence et du travail du policier municipal ; c’est beaucoup moins vrai avec la vidéosurveillance. Il est par exemple difficile d’observer un effet significatif de la vidéosurveillance sur les vols sans violence ou les cambriolages.
D’autres formes de délinquance doivent également nous alerter :
• Les escroqueries aux moyens de paiement : ici, la vidéosurveillance est inopérante. De plus en plus de citoyens sont victimes d’arnaques en ligne. La commune a un rôle à jouer en matière de prévention et de sensibilisation, en travaillant notamment avec le CCAS et le Chorus. C’est un projet que nous portons avec notre liste.
• Les violences intrafamiliales : l’ensemble des acteurs communaux doit être mobilisé. La commune doit notamment veiller à disposer de logements d’urgence en nombre suffisant pour accueillir les femmes victimes et leurs enfants.
• Les violences sexuelles et sexistes : elles sont d’une extrême gravité. La prévention des VSS doit être une priorité du prochain mandat.
La question du retour d’une police municipale mérite donc d’être posée. Notre liste y est favorable.
Bien sûr, nous pensons que la sécurité relève avant tout de l’État, avec la gendarmerie pour notre territoire. À ce titre, l’ouverture d’une brigade de gendarmerie à Guipry-Messac aurait été un véritable atout. Elle était portée par le président de la communauté de communes, M. Baujouan, et par notre députée Mathilde Hignet. Le gouvernement ne l’a pas retenue, illustrant une fois de plus le manque de considération accordé aux zones rurales (Rappelons que le maire est un soutien des candidats et ministres macronistes de longue date) .
Dès lors, la police municipale reste un outil pertinent : pour la prévention, la présence sur le terrain et le dialogue avec les habitants. C’est pourquoi nous plaidons pour son retour.
Enfin, nous n’oublions pas l’insécurité routière. Nos propositions sont claires :
• Adapter l’éclairage public et le rendre fonctionnel dans les endroits où c’est nécessaire
• Améliorer la sécurité aux abords des écoles
• réaliser les aménagements nécessaires pour sécuriser les piétons et les cyclistes, notamment à Campel et sur les trajets entre les lotissements et les équipements de Maure ;
• limiter la circulation des poids lourds dans le centre de Maure
• réduire les vitesses dans les villages là où cela pose problème.
Bref, au-delà des postures, la sécurité recouvre de multiples enjeux. Nous sommes prêts à les affronter et à relever ce défi pour Val d’Anast.
