En 2024, la municipalité a décidé de mettre fin au jumelage signé en 2019 avec la commune polonaise de Wierzbinek, en évoquant la distance et la barrière de la langue. À l’époque, l’ensemble des élus d’opposition avait voté contre cette décision.
Nous pensons que c’est un mauvais signal.
À l’heure où l’Europe de l’Est est directement touchée par la guerre en Ukraine, les liens entre les peuples, la solidarité et les échanges entre communes sont plus importants que jamais.
Oui, la Pologne est loin.
Mais notre territoire et ce pays partagent déjà une histoire et des échanges bien réels :
l’accueil de soldats polonais à Comblessac pendant la Seconde Guerre mondiale
les échanges scolaires entre Val d’Anast et ceux de Wierzbinek
les liens tissés grâce au milieu associatif
Mettre fin à ce jumelage, c’est se priver d’une ouverture européenne pour notre commune, pour nos jeunes, pour nos associations et pour tous les habitants.
Notre engagement
Si nous sommes élus, nous reprendrons contact avec la commune partenaire afin de :
– réaffirmer officiellement le jumelage
– relancer des échanges concrets, notamment pour la jeunesse, la culture et le monde associatif
– construire des projets adaptés aux moyens de la commune
Un jumelage, ce n’est pas une ligne budgétaire :
c’est une rencontre entre des habitants, une ouverture culturelle et une façon très concrète de faire vivre l’Europe au niveau local.
Val d’Anast Autrement souhaite redonner toute sa place à cette belle coopération.
Nous sommes allés à votre rencontre dans le bourg avec Audrey Charrier , notre candidate qui y habite et connaît ces rues au quotidien.
En parcourant les différents axes à pied, nous avons pu constater — comme beaucoup d’entre vous nous l’ont déjà signalé — que les cheminements piétons restent aujourd’hui insuffisants et parfois peu sécurisés.
Les photos parlent d’elles-mêmes :
des trottoirs inexistants ou discontinus
des accotements impraticables dès qu’il pleut
l’obligation de se déplacer sur la chaussée pour rejoindre les services du bourg et le cimetière
Ce sujet faisait pourtant partie des engagements annoncés par le maire sortant avec la troisième tranche des aménagements du bourg lors du mandat qui se termine. Promesse non tenue.
Aujourd’hui, force est de constater que ces travaux essentiels pour la sécurité du quotidien n’ont pas été réalisés.
Notre objectif n’est pas de polémiquer, mais de partir du réel pour apporter des solutions concrètes, construites avec les habitants.
Nos priorités pour Campel
– créer de vraies liaisons piétonnes continues et accessibles vers les lieux de vie
– résoudre les problèmes d’écoulement des eaux qui rendent les accotements inutilisables
– sécuriser les entrées de bourg et les zones de croisement
– engager un plan d’entretien de la voirie dans les villages
Parce qu’elle y vit, Audrey Charrier porte une attention toute particulière à ces aménagements qui concernent directement la vie quotidienne des habitants de Campel.
Pouvoir se déplacer en sécurité — pour les enfants, les familles, les aînés — doit devenir une réalité.
En 2026, faisons de Campel un bourg plus sûr et plus agréable à vivre.
Nous avons eu l’occasion de découvrir à Plessé (44) un projet inspirant d’habitat léger et réversible, co-organisé par la commune de Pléssé, BRUDED et le CAUE de Loire-Atlantique.
Le projet communal du Coudray :
Une parcelle communale de 1,5 ha aménagée pour 12 habitats légers + un bâtiment commun,
Aujourd’hui : tiny-houses, maisons démontables, maison-serre en chantier…
La commune reste propriétaire du terrain et loue les emplacements (150 €/mois, bail emphytéotique de 25 ans) à un collectif d’habitants, qui gère la vie du hameau et choisit les nouveaux habitants selon une charte partagée.
Les résidences démontables sont reconnues comme habitat permanent si elles répondent à certains critères (occupées au moins 8 mois/an, sans fondation, facilement démontables, équipées pour la vie quotidienne).
Les formes sont multiples mais toutes permettent une réponse accessible, écologique et souple aux besoins de logement.
Pour en savoir plus, nous vous conseillons de consulter le site de la commune de Plessé, pionnière dans ce domaine. Nous nous engageons à expérimenter l’habitat léger si nous sommes élus, en respectant le cadre fixé par la loi.
En 2026, le coût d’une journée au centre de loisirs augmente de 25 % à Val d’Anast. Pour de nombreuses familles, ce service est essentiel pour concilier vie professionnelle et vie familiale. Autre évolution importante : la remise accordée pour le deuxième enfant disparaît.
Cette hausse vise, selon les explications fournies, à harmoniser les tarifs avec ceux des communes voisines, après plusieurs années sans revalorisation. Il est également avancé que ces recettes supplémentaires devraient permettre d’améliorer les conditions d’encadrement. Nous espérons, en effet, que cela se traduira concrètement par une revalorisation du travail des animateurs.
Reste un point d’interrogation majeur : la décision a été prise en bureau communautaire, où siège le maire de Val d’Anast. Nous pouvons légitimement nous demander si les intérêts des familles de la commune ont été défendus avec suffisamment de vigueur.
Car lorsqu’il s’agit de mobiliser plusieurs millions d’euros pour financer des équipements intercommunaux, les moyens sont trouvés. Pour le centre de loisirs de Maure, en revanche, ce sont les familles qui assument directement l’effort financier.
Enfin, une permanence de l’UFCV — le nouvel organisme gestionnaire du centre de loisirs — s’est tenue samedi 6/12 au Chorus. À notre connaissance, aucune communication n’a été faite sur le site de la mairie, alors qu’il s’agissait d’une information importante pour les parents.
Nous continuerons à suivre ce dossier et à porter une voix claire pour défendre un accès équitable et soutenable aux services publics locaux.
Samedi 10 janvier, nous étions plus de 3 500 personnes à Rennes pour défendre le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE). Un covoiturage était organisé par des associations environnementales de la commune, et nous étions une vingtaine à partir de Val d’Anast.
Rappelons que la qualité de l’eau est une bataille permanente dans notre commune : l’eau que nous buvons a dépassé ces dernières années les seuils concernant certains résidus de pesticides, notamment l’ESA-métolachlore.
Malheureusement, le Conseil municipal a voté contre le SAGE, alors même qu’il prévoit justement des mesures pour limiter ces pollutions.
Et que dire de la carrière de Quéhougat, qui a elle reçu un avis favorable du Conseil municipal Pour rappel, ce projet prévoit d’autoriser le dépôt de déchets contenant jusqu’à trois fois la teneur autorisée en plomb, mercure, cadmium et arsenic…
Il est grand temps de changer de cap et de protéger notre eau !
Le choix a été fait d’un aménagement très minéral, largement en pierre. Nous pensons que ce parti pris ne correspond pas aux enjeux du changement climatique, alors même que les épisodes de canicule se multiplient. Aujourd’hui, il faut végétaliser davantage les centres-bourgs pour lutter contre les îlots de chaleur. Nous contestons donc ce choix d’aménagement. Il n’est pas question de tout refaire mais il faut pointer de nécessaires améliorations.
Au-delà de l’esthétique, plusieurs points posent selon nous de réels problèmes de sécurité.
Nous avons fait le tour du bourg avec notre Colistier, Christophe Brossault, qui habite le bourg et a travaillé toute sa carrière dans le bâtiment. Et notre tête de liste Christian Lamy est allé voir ce que faisaient nos voisins de Saint Séglin
Une zone piétonne mal identifiée
La commune a fait le choix d’une zone de rencontre (panneau B52, vitesse limitée à 20 km/h).
Dans les faits, il est difficile d’identifier où se termine cette zone (il n’y a pas de panneau de fin de zone). Certaines parties devraient être clairement définies comme zones piétonnes (et ce n’est pas le cas), avec une séparation plus lisible entre la chaussée de voitures et les cheminements piétons.
Les recommandations des pouvoirs publics sont pourtant claires : maintenir un cheminement piéton inaccessible aux voitures dans les zones de rencontre. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, et la sécurité des piétons n’est pas suffisamment assurée.
Accessibilité et stationnement PMR non conformes
La place de stationnement PMR située près de la future supérette n’est pas conforme : elle mesure 2 m, alors que la norme minimale est de 3,30 m.
Plus largement, de nombreux endroits restent peu accessibles aux personnes en fauteuil roulant ou aux poussettes.
Des choix de chantier qui interrogent
Pour protéger les murs de l’humidité, du Delta MS (film plastique noir) a été installé le long des façades. Or, la notice technique précise qu’il doit être fixé en partie haute et bénéficier d’une finition adaptée afin d’éviter les infiltrations.
Aujourd’hui, nous avons de sérieux doutes sur la mise en œuvre : il suffit de constater l’état du revêtement et les copeaux qui s’accumulent entre les murs et le dispositif.
De plus, de nombreuses gouttières se déversent directement sur la place. Pourquoi aucun raccordement aux collecteurs souterrains n’a-t-il été réalisé ?
Enfin, le passage des câbles en façade est regrettable : le chantier aurait été l’occasion idéale pour les enterrer.
Un centre-bourg peu cyclable
Il n’existe toujours aucun abri vélo couvert.
Des poids lourds toujours présents
Le maire l’avait promis dans la presse : aucun poids lourd ne circulerait dans le bourg. Nous en sommes loin. Nous verrons si le barreau routier se concrétise, mais en attendant, la circulation des poids lourds détériore un chantier coûteux, tout juste achevé.
Un coût qui interroge
Le coût total du chantier s’élève à 2,4 millions d’euros.
La municipalité avançait dans son projet initial un taux de subventions de près de 60 % .Au bout du compte on a 16 % de subvention, soit 1 700 000 € à la charge des habitant par l’emprunt Rapporté à la population, cela représente environ 433€ par habitant (y compris pour les habitants de Campel).
À titre de comparaison, le centre-bourg de Saint-Seglin vient d’être inauguré :
570 000 € de travaux,
80 % de financements et subventions,
soit environ 200 € par habitant.
Et là-bas, les piétons sont réellement en sécurité.
Finances contraintes, gestion façon « quoi qu’il en coûte », explosion de la dette… À Val d’Anast, on retrouve en version locale les mêmes recettes que le macronisme : on dépense, on emprunte, et on fait comme si tout allait bien.
1) Une dette déjà très élevée
Commençons par la dette : le capital restant dû de la commune avoisine 5,4 millions d’euros. C’est un niveau d’endettement conséquent.
La dette par habitant dépasse 1 400 €, soit environ deux fois plus que pour une commune de même strate (en moyenne).
Et à cela s’ajoute l’endettement de VHBC, qui se situe au-delà de 1 600 € par habitant.
2) Des investissements mal maîtrisés
Le problème n’est pas d’investir. Le problème, c’est l’absence de maîtrise des coûts, les arbitrages incohérents… et le manque d’anticipation.
Travaux du centre-bourg de Maure
Vote en conseil municipal : 1,4 M€
Au final : près de 2,4 M€
Un emprunt de 1,7 M€ a été totalement absorbé, alors qu’il était prévu de ne l’utiliser qu’à hauteur de 1,04 M€
Des subventions complémentaires avaient été annoncées à hauteur de 500 000 € (DSIL + Fonds vert)
Finalement : seulement 50 000 € supplémentaires du Fonds vert.
Salle Alcyone
Initialement prévue dans le prolongement de l’EHPAD, son déplacement a fait exploser les coûts :
2,7 M€, puis 3,4 M€…
pour finalement atteindre 4,08 M€
Même avec des aides (Département, Région, Agence Nationale du Sport), la commune a dû augmenter fortement son apport, d’environ 25%.
En une phrase : des priorités à l’envers
On ne maîtrise pas l’explosion des coûts du centre bourg (+ 1 000 000 €) , pendant ce temps on ne rénove pas les plomberie et toilettes de l’école Cousteau (50 000 €) .
Voilà le vrai sujet : les choix politiques.
Sur les subventions : arrêtons la récupération
Le maire oublie un peu vite que près de 40% des subventions actuelles sont liées à des projets lancés sous l’ancienne équipe : rénovation du bourg, extension du restaurant scolaire, salle Alcyone…
C’est ça aussi, la réalité : la continuité communale.
Ce que disent les données officielles
Et puisque certains diront que nous ne sommes « pas neutres », nous avons consulté les carte de l’Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locales (OFGL), vous les trouverez ci dessous, elle montre la situation financière de la commune sous un jour peu flatteur, en comparaison avec nos voisins les plus proches.
Ce qu’il faut faire : transparence et vérité
Le prochain mandat devra commencer par de la clarté.
Cela passera nécessairement par un audit complet des finances de la commune, et une gestion enfin responsable, transparente, et orientée vers les priorités du quotidien
Beaucoup se demandent ce qu’il se passe actuellement sur le site de la carrière de Quéhougat. Cette ancienne carrière de sable est la propriété du groupe Pigeon, qui a demandé — et obtenu — l’autorisation de la combler avec des déchets dits « inertes K3+ ». Cela signifie que ces déchets peuvent contenir des concentrations de métaux lourds jusqu’à trois fois supérieures aux normes réglementaires. Il s’agit notamment du plomb, de l’arsenic, du mercure et du cadmium. Ces métaux lourds figurent parmi les six éléments les plus toxiques selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Val d’Anast Autrement regrette vivement que la majorité municipale sortante ait émis un avis favorable à l’enfouissement de tels déchets dans notre commune lors de l’enquête publique. Notre conseiller municipal, Christian Lamy, a voté contre (comme le reste de l’opposition d’ailleurs). La décision finale d’autorisation revient bien à la préfecture.
Début décembre dernier, dès le lancement des aménagements, de nombreux tracteurs ont circulé dans le bourg de Maure pour déverser des déblais dans la carrière. Qui était le donneur d’ordre ? Les autorisations nécessaires garantissant la conformité et la traçabilité de ces matériaux ont-elles bien été obtenues ?
Le cadmium a fait l’objet d’une attention particulière ces derniers mois : des collectifs de médecins, ainsi que la Haute Autorité de Santé, alertent sur sa dangerosité. Cancérogène avéré, il fait partie des « polluants éternels » qui contaminent durablement les chaînes alimentaires. A Quéhougat, en plus de la potentielle pollution de l’eau, les poussières générées par les travaux, très volatiles, constituent également une source majeure de préoccupation.
Le groupe Pigeon assure que la zone de captage est protégée par une barrière de schiste dans le sous-sol. Or, cela ne suffit pas à démontrer l’imperméabilité des circulations d’eaux souterraines. L’eau potable distribuée sur le secteur a déjà été contaminée à plusieurs reprises : PFAS, pesticides et nitrates y ont été détectés. Si les seuils réglementaires n’ont pas été dépassés, leur présence est bien réelle.
La santé des habitants de Quéhougat et des alentours est également en jeu. Des risques liés aux poussières lors des déchargements ont été évoqués. On nous assure que des précautions sont prises, mais comment éviter les envols par temps sec et venteux alors que les premières habitations se trouvent à seulement 50 mètres ?
Lors de l’avis favorable rendu par la majorité municipale, la commission « Cadre de vie et environnement » avait d’ailleurs demandé la mise en place d’un suivi sanitaire des riverains. Cette demande confirme la réalité des risques, corroborée par les analyses d’une enseignante-chercheuse de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) sur la problématique des poussières de cadmium.
Un précédent comblement avait débuté en 2015 afin d’accueillir les déblais de la deuxième ligne de métro. Lors de ces travaux, des habitats d’espèces protégées ont été détruits, notamment ceux des hirondelles de rivage. D’autres espèces protégées avaient été identifiées, comme le crapaud calamite ou les tritons marbrés et crêtés. Après que de nombreux camions ont déjà déversé leur cargaison, la découverte d’une pollution à l’antimoine a conduit à l’arrêt des travaux. La carrière est ensuite restée en l’état jusqu’au redémarrage actuel. Entre-temps, des espèces protégées s’y sont réinstallées et une zone humide s’est formée.
Quéhougat symbolise les maux de notre époque : une qualité de l’eau dégradée en Bretagne, et particulièrement en Ille-et-Vilaine, des enjeux de santé publique trop souvent occultés, et la destruction de la biodiversité malgré son effondrement massif. N’oublions jamais cet adage :
« Nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »
Mais rien n’est inéluctable. C’est déjà la mobilisation citoyenne qui, en 2015, a permis de mettre en lumière une pollution à l’antimoine. Nous prenons l’engagement, si nous sommes élus, de demander la mise en place effective d’un suivi sanitaire strict et de tout faire pour protéger notre eau et la santé des habitants
1800 TONNES ENFOUIES PAR LA COMMUNES … et des zones d’ombre
Il y a deux semaines, nous vous alertions sur le dossier de Quéhougat, suivi par des membres de notre liste depuis près de dix ans. Le journal rappelle à juste titre les inquiétudes d’habitants concernant un site susceptible d’accueillir des déchets contenant jusqu’à trois fois la teneur maximale autorisée en plomb, mercure, arsenic et cadmium.
Un fait nouveau majeur apparaît dans cet article : le ballet de tracteurs observé en décembre concernait en réalité des déchets municipaux.
1 800 tonnes ont ainsi été enfouies par la mairie sans aucune analyse préalable, malgré un manque de traçabilité selon le Comité de défense de l’Environnement du Sud Ouest Ille et Vilaine.
Si l’on peut enfouir 1 800 tonnes sans contrôle, à partir de quand en exigera-t-on ?
À cela, la réponse du maire est sans appel : « Il n’y a pas de sujet. »
L’environnement, la qualité de l’eau, les espèces protégées : pas de sujet.
Nous souhaitons apporter plusieurs compléments d’information.
Nous ne sommes pas opposés au comblement en soi . En revanche, nous nous opposons fermement à un comblement qui introduit des éléments toxiques et bioaccumulables provenant de l’extérieur. Un tel procédé fait courir un risque majeur aux eaux souterraines situées dans un périmètre de captage d’eau potable et, par extension, à la santé des habitants.
Le cadmium, notamment, est un cancérigène avéré à la toxicité particulièrement élevée.
Nous nous opposons également à un projet qui détruit des habitats naturels — des zones humides — et menace des espèces protégées comme le crapaud calamite, aujourd’hui en voie de disparition en Ille-et-Vilaine, alors même que nous traversons un effondrement massif de la biodiversité.
Enfin, nous refusons un comblement générant une activité fortement énergivore pendant dix ans, à l’heure où l’urgence climatique ne peut plus être niée. Les déchets apportés auraient leur place dans une installation parfaitement étanche, et non dans une zone sableuse à forte perméabilité, à seulement 200 mètres du ruisseau du moulin de Maure, qui alimente le Combs.
Le cahier des charges des ISDI est pourtant clair :
– l’origine des déchets doit être systématiquement indiquée,
– des analyses doivent être réalisées en cas de doute,
– les déchets doivent être pesés,
– ils ne doivent pas être déversés directement dans la fosse afin de permettre un contrôle visuel et olfactif.
Rien de cela n’a été respecté.
1 800 tonnes de déblais, ce n’est pas anodin. Le maire évoque de « petits chantiers de canalisation » et de « simples gravats ». Au regard des volumes, cette explication ne tient pas. L’absence de précision sur l’origine des matériaux permet légitimement de penser qu’ils proviennent de travaux sur des routes bitumées, ce qui expliquerait la présence de bitume et de plastique observée dans les déblais — matériaux interdits par l’autorisation préfectorale.
Le maire affirme également que le stockage provisoire « n’était une préoccupation pour personne ». La vraie question n’est pas là : face à un risque de pollution, la priorité devait être de s’assurer de la légalité de l’opération.
Nous relevons par ailleurs une contradiction majeure : lors de l’audience au tribunal administratif de Rennes, le groupe Pigeon affirmait qu’aucun apport extérieur n’avait eu lieu puisque le site n’était pas encore aménagé. Or, la mairie confirme aujourd’hui que 1 800 tonnes ont été apportées début décembre.
Plutôt que de répondre à ces questions de fond, le maire préfère disqualifier des citoyens en déclarant :
« Ces gens sont opposés au comblement de la carrière. »
« Ces gens », ce sont des habitants qui veillent à la préservation d’un environnement sain et à la santé publique à long terme.
Affirmer qu’« il n’y a pas de sujet », c’est balayer d’un revers de main l’inquiétude légitime des riverains.
Le sujet est bien réel.
La véritable question est désormais la suivante : quel intérêt la mairie trouve-t-elle dans cette opération, et pourquoi ne prend-elle pas en compte les enjeux sanitaires et environnementaux qu’elle soulève ?
À nos yeux, cette réponse est irresponsable.
Voir ci dessous l’article du Télégramme à ce sujet
Annoncé à grand renfort de communication — banderoles en façade et encarts dans la gazette municipale — vous n’avez pas pu passer à côté du programme immobilier lancé dans le centre-bourg de Maure-de-Bretagne, en partenariat avec la SemBreizh.
Premier constat : le prix des logements.
– 172 000 € pour un T2 de 50 m²
– 300 000 € pour un T4 de 85 m²
Des tarifs particulièrement élevés lorsqu’on les compare à d’autres programmes de la SemBreizh : à Liffré, un T2 est proposé à 165 000 € (à seulement 20 minutes de Rennes), et à Lanester à 155 000 €.
Surtout, ces prix dépassent largement le marché local, où le mètre carré oscille entre 1 700 et 1 900 €.
Des jeunes familles de travailleurs locaux pourront-elles réellement accéder à ces logements ?
Autre élément étonnant : la commune a cédé le terrain au promoteur pour 1 € symbolique, alors même qu’elle l’avait acheté près de 60 000 €. Et nous n’oublions pas non plus les 101 613 € dépensés par la commune dans le cadre de ce projet pour aménager le terrain.
Et une question pratique demeure : où se gareront les personnes se rendant au cimetière ?
Enfin, plusieurs offres alternatives d’autres promoteurs existaient. Que contenaient-elles ? Mystère. Aucune information n’a été communiquée à la population.
Pour la « démocratie participative » prônée par la majorité actuelle, on repassera.